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Steve Drevet est né en 1974. Il est photographe autodidacte, peintre, écrivain, journaliste indépendant et professeur de lettres. Après des études d’anthropologie et de psychologie, il passe plusieurs années aux Antilles, principalement sur l’île de Marie Galante. Petite île où il côtoiera notamment le Quimbois (vaudou antillais) qui influencera profondément son univers.

L’hypnagogie (ou état hypnagogique) qu’il pratique depuis son plus jeune âge, nourrit sa démarche artistique, ses expérimentations littéraires et photographiques. Entre rêve et état conscient, il s'agit de laisser émerger des visions, des images venues des profondeurs de l'esprit ou du contact, parfois étrange, avec la nature.   

Ses premières expériences photographiques naissent de sa rencontre avec le plasticien Claude Parent-Saura et l’art premier des Amériques (Art Navajo, Hopi, Zuni, Huary, Chimu, Chancay). Les objets qu'ils photographient sont "chargés", presque doués d'une volonté propre qui conditionnent et dirigent les prises de vue. C'est une expérience troublante et formatrice.   Ils collaborent sur plusieurs expositions et catalogues pour des musées et fondations : Musée d’Allauch, Fondation Desnoyers, Maison du patrimoine de Céret...

En 2013, ils travaillent sur L’île des chamans, récit photographique qui sera présenté pour la première fois au festival Visa pour l’image à Perpignan et au Collège de France en anthropologie de l’art. Une version numérique du livre l’île des chamans, écrit par Steve Drevet,  fera l’objet d’une publication au printemps 2022. 

 

Els guardians de Catalunya, métissage icono-historique de la catalanité, lui permet de renouer avec ses origines catalanes et d’en livrer une interprétation “comics-kitsch”. 

 

L’année 2016 voit la naissance de L’instant indécis  en collaboration avec le peintre Romaric Mandelblat. L’histoire de l’art et la peinture s’invitent dans des compositions centrées autour de la nature morte. Ce travail, consacré par de nombreuses expositions privées et muséales (Musée Terrus, Musée du maître de Cabestany) et de régulières publications dans le magazine Terres Catalanes,  s’intéresse au regard du spectateur, à sa grammaire de l’œil “éduquée” et cherche la confusion entre la peinture et la photographie. 

La série Creatures,  en est une ramification posthumaniste. La psychanalyse, le théâtre japonais (bunraku et kabuki), le chamanisme et l’histoire de la peinture en sont les principales inspirations.

 

En 2022, il renoue avec les expériences hypnagogiques initiées dans son enfance avec le projet Hypnagogia, qui conjugue aquarelle, art numérique et orpaillage. Les images d'abord crées dans la nature à l'aquarelle, au bord de rivières, sont ensuite retravaillées sur ordinateur et imprimées sur un papier artisanal japonais (washi). Sur chaque œuvre de ce projet, il colle une paillette d'or trouvée dans une des rivières qu'il n'a de cesse d'explorer. 

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